Les retards de paiement reculent en France, mais un peu moins d'une entreprise sur deux paie encore hors délai — voilà le volume qu'une relance doit couvrir
Selon l'étude Altares Dun & Bradstreet publiée le 15 septembre 2026, 49,7 % des entreprises françaises règlent désormais leurs fournisseurs à l'échéance contre 45,2 % un an plus tôt, avec un retard moyen ramené à 12,3 jours — le meilleur niveau depuis trois ans. Le progrès est réel. Il laisse pourtant 50,3 % des entreprises qui paient encore en retard, avec de fortes disparités selon la taille et le secteur.
L'étude, publiée le 15 septembre 2026, marque un vrai redressement après une dégradation continue observée en 2024 puis amplifiée en 2025 : le retard moyen de paiement en France descend à 12,3 jours, mieux que la moyenne européenne (13,1 jours). Mais Altares le souligne elle-même : de fortes disparités demeurent selon la taille des entreprises et les secteurs d'activité. Pour une TPE ou une agence qui facture des prestations récurrentes — mise à disposition d'une adresse, gestion de courrier, accompagnement administratif — la moyenne nationale ne dit rien du client précis qui, ce mois-ci, dépasse l'échéance.
Concrètement, une entreprise sur deux qui règle encore en retard veut dire qu'un dirigeant ou une équipe de gestion continue de vérifier, facture par facture, laquelle est arrivée à échéance, laquelle mérite un rappel courtois et laquelle un rappel plus ferme. C'est un travail répétitif, sensible au ton (on ne relance pas un client fidèle comme un mauvais payeur récurrent), et facile à laisser glisser quand l'attention est ailleurs — sur l'accueil, sur un nouveau dossier, sur le téléphone qui sonne.
Pour AppH
- Un agent qui suit les échéances client et prépare un brouillon de relance, calibré selon l'historique du client, absorbe exactement ce travail répétitif — sans jamais envoyer un rappel ferme ou une mise en demeure sans validation humaine.
- Pour un réseau multi-agences, la question se pose 30 fois en parallèle : qui relance dans chaque agence, avec quel ton, avec quelle régularité ? Un brouillon prêt à valider change le temps que ça prend, sans dépendre de la mémoire d'une seule personne.
Contre / la limite honnête
- AppH ne décide pas d'engager une procédure de recouvrement ni n'évalue la solvabilité d'un client : il prépare un rappel, un humain l'approuve et l'envoie.
- L'amélioration mesurée par Altares est réelle mais récente (un seul trimestre de redressement net) et inégale selon les secteurs ; nous rapportons une tendance nationale, pas une garantie pour chaque entreprise.
Ce qui nous frappe dans cette étude, ce n'est pas le chiffre agrégé — il est bon signe — mais ce qu'il masque : la moitié des entreprises françaises paient encore hors délai, et cette moitié n'est pas répartie au hasard. Une petite structure sans service comptable dédié a moins de marge qu'un grand groupe pour absorber un retard. Nous préférons un agent qui suit chaque échéance et prépare le rappel, plutôt qu'un tableau Excel qu'on ouvre quand on y pense.
Vérifié par un humain d'AppH