IA en entreprise : 67 % l'utilisent, mais seules 6 % constatent un effet « significatif » — la leçon de la Banque de France pour un comptoir
Selon l'enquête de la Banque de France (7 000 entreprises, février-avril 2026), deux tiers des entreprises de 20 salariés et plus utilisent l'IA générative, surtout en fonctions support. Mais seules 6 % des utilisatrices y voient un effet « significatif », et 49 % des non-utilisatrices n'ont identifié aucun cas d'usage.
L'usage est large mais superficiel : 74 % des entreprises utilisatrices l'emploient d'abord dans les fonctions support (marketing, administration, finance, RH), le plus souvent pour rédiger ou résumer. Environ 31 % constatent déjà un gain de productivité, 6 % un effet « significatif » ; et parmi celles qui n'y recourent pas, le premier frein cité est l'absence de cas d'usage identifié (49 %), loin devant le coût (9 %). L'échantillon couvre les entreprises de 20 salariés et plus, dans l'industrie, le bâtiment et les services marchands non financiers.
Pour un réseau de domiciliation, le message est concret : le problème n'est pas d'« avoir de l'IA », c'est de choisir une tâche précise, répétitive et mesurable. Au comptoir, cela donne une courte liste — horaires de retrait, pièces à fournir, état d'un pli — que l'on peut confier à un assistant, mesurer sur quelques semaines, puis étendre ou abandonner. Ce qui reste à l'agent est explicite : la remise contre signature, le contrôle d'identité, tout ce qui relève de la conformité LCB-FT.
Pour AppH
- L'enquête confirme que le frein n° 1 est l'absence de cas d'usage clair : un pilote de 90 jours sur une agence, avec trois ou quatre questions de comptoir bien définies, répond exactement à ce frein.
- Les résultats se mesurent sur les propres flux de l'agence (questions résolues sans intervention, temps rendu aux agents), plutôt que sur une promesse générale de productivité.
Contre / la limite honnête
- L'enquête ne couvre que les entreprises de 20 salariés et plus et ne parle pas des agences de domiciliation : la lecture pour un comptoir est celle d'AppH, à vérifier agence par agence. Et 6 % d'effet « significatif » rappelle qu'un assistant peut aussi ne rien changer.
- L'assistant informe ; il ne remet rien, ne vérifie aucune identité et ne rend aucun avis de conformité LCB-FT. Un humain garde la main sur chaque réponse sensible et sur les réglages.
Les chiffres de la Banque de France invitent à la sobriété : peu de promesses, une tâche claire, une mesure honnête. C'est la manière dont AppH propose de démarrer avec un réseau de domiciliation, et de s'arrêter si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Vérifié par un humain d'AppH