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28 SEPT 2026
TERRAIN

« Jusqu'à 20 % du chiffre d'affaires » : RMC documente le vrai coût des rendez-vous non honorés chez les coiffeurs et restaurateurs, au-delà de la santé

Dans un reportage de RMC, un coiffeur de 8 salariés perd environ 5 rendez-vous par semaine sans prévenance, un restaurateur chiffre la perte jusqu'à 20 % de son chiffre d'affaires, et Doctolib mesure jusqu'à 6,2 % de rendez-vous manqués chez les dentistes — la preuve que le « lapin » n'est pas un problème de santé mais de tout commerce qui fonctionne sur rendez-vous.

Le reportage rassemble des chiffres rarement mis côte à côte. Selon le syndicat MG France, environ 6 millions de rendez-vous sur 250 millions ne sont pas honorés chaque année chez les généralistes, soit 2,5 rendez-vous par semaine et par médecin. Doctolib affine par spécialité : 3,4 % chez les généralistes et pédiatres, 4,5 % chez les autres spécialistes, 6,2 % chez les dentistes. Mais le phénomène dépasse largement la santé : Mickäel, coiffeur à la tête d'un salon de 8 salariés, dénombre environ 5 rendez-vous qui « sautent » chaque semaine, au point d'exiger désormais un acompte sur les prestations longues. Stéphane Manigold, restaurateur, va jusqu'à chiffrer la perte à 20 % de son chiffre d'affaires sur les créneaux touchés.

Le point commun à tous ces métiers : une ressource (un fauteuil, une table, un créneau de mostrador) bloquée pour un rendez-vous qui ne vient jamais, sans qu'aucun rappel n'ait été envoyé à temps. C'est exactement le mécanisme que le Pack Accueil d'AppH cible côté agence de domiciliation : un rappel de retrait de courrier, d'échéance de mandat ou de rendez-vous en agence, envoyé automatiquement au bon moment, pour que le passage au mostrador serve à quelque chose plutôt que de rester un créneau vide.

Pour AppH

  • Le reportage montre, avec des témoignages nommés (coiffeur, restaurateur) et non des cas isolés de santé, que l'absence de rappel coûte réellement de l'argent à tout commerce fonctionnant sur rendez-vous — exactement le profil d'une agence de domiciliation avec ses créneaux de retrait ou de signature.
  • Le gouvernement a lui-même envisagé une « taxe lapin » faute de solution plus simple : la réponse la moins coûteuse et la plus rapide à mettre en place reste le rappel automatique avant le rendez-vous, pas la pénalité après coup.

Contre / la limite honnête

  • RMC le précise elle-même : les chiffres de perte de chiffre d'affaires pour la restauration (15 à 20 %) sont invisibles et non vérifiés, seuls les taux de Doctolib et de MG France reposent sur des données mesurées.
  • Aucun des métiers cités (médecine, restauration, coiffure) n'est la domiciliation d'entreprise : le lien avec un retrait de courrier ou une signature de mandat reste une analogie, pas une donnée propre au secteur.

Le détail qui compte n'est pas le chiffre le plus spectaculaire (20 % de perte pour un restaurateur, invisible) mais le plus solide : un coiffeur avec 8 salariés qui perd 5 rendez-vous par semaine a fini, de son propre aveu, par changer son organisation — preuve que le problème est assez réel pour changer un comportement, sans qu'il faille une loi ni une taxe. Le rappel automatique au bon moment résout la même friction pour un créneau de mostrador en agence.

Vérifié par un humain d'AppH
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