Facturation électronique, un mois après : vérifier que chaque facture arrive bien
Les Echos Solutions, octobre 2026 : un expert-comptable fait le bilan du 1er septembre 2026 et décrit un pic de questions de réassurance chez ses clients.
- Un mois après le 1er septembre 2026, un expert-comptable cité par Les Echos Solutions juge la transition « douce ».
- Sa question la plus fréquente : « Ma société est-elle en règle ? » ; les blocages tiennent à la plateforme agréée, aux mandats et au SIREN.
- Pour une agence, la charge est de répondre vite aux mêmes questions de réassurance, avec un humain pour les cas de blocage réels.
Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA ont dû être en mesure de recevoir des factures électroniques. Un mois plus tard, Les Echos Solutions interroge Amine Tber, expert-comptable et associé fondateur d'Excilio. Son constat : personne n'était prêt à 100 %, mais le travail d'information et de formation fait en amont a permis une transition « plutôt douce », et 100 % de ses clients ont rempli leurs obligations de mise en place.
Le vrai pic est venu des questions. Après l'entrée en vigueur, son cabinet a reçu de nombreux appels pour une demande simple, « est-ce que ma société est en règle ? », un besoin de réassurance. Les difficultés techniques citées : portabilité entre plateformes agréées, mandats, rattachement à la bonne plateforme. Il distingue « je ne reçois plus de PDF », qui est normal, de « je ne reçois pas ma facture », qui se vérifie (SIREN, plateforme). Le prochain jalon est 2027, avec l'émission et l'e-reporting.
Pour AppH
- Le schéma décrit est celui d'un guichet : des dizaines de fois la même question, au même moment. Un assistant peut y répondre à toute heure avec des informations vérifiées par l'agence.
- Quand le cas sort de l'ordinaire (facture réellement absente, plateforme mal rattachée), la demande passe à une personne de l'agence qui décide.
Contre / la limite honnête
- C'est l'avis d'un seul cabinet sur ses propres clients, pas une enquête. Les chiffres (100 % des clients en règle) sont les siens et nous ne les avons pas recoupés.
- Un assistant ne remplace ni un expert-comptable ni la plateforme agréée : il oriente, il ne certifie pas qu'une entreprise est en règle.
Quand une réforme tombe, le travail ne disparaît pas : il se déplace vers les questions de réassurance. C'est une tâche répétitive qu'un outil peut absorber, à condition qu'un humain garde la main sur les cas réels.
Vérifié par un humain d'AppH